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Chez ladolescent, une nuit réparatrice devrait être de neuf heures un quart.

Ladolescent et le sommeil : des liaisons difficiles
Par Pascale Senk - le 18/10/2013

Les perturbations hormonales intensifiées par les nouvelles technologies privent les ados dun sommeil réparateur.
«Dormir? Un truc de bébé et de vieux!», «Moi, cest même pas sommeil…», tels pourraient être les slogans résumant la conception pour le moins arrêtée des 15-18 ans (et souvent plus) en matière de repos et de coucher. Ceux-ci voient lun et lautre comme une régression (il faut retourner au lit-cocon de leur enfance), ou une défaite (il faut renoncer à toutes les expériences passionnantes que la vie leur propose). La nécessité de dormir vient donc les déranger dans les deux enjeux essentiels de cette période char­nière quils traversent: cesser dêtre un enfant, devenir adulte.
Résultat, cette «danse infernale au­tour du sommeil» que tous les parents dados connaissent: incapacité à aller se coucher vers 22 heures, alors que la durée minimum dune nuit réparatrice à leur âge devrait encore être de neuf heures un quart, réveils quasi impossibles le matin et retards accumulés au lycée ou à la fac, décalage ingérable le week-end quand le jeune sort avec ses copains le soir et, se couchant vers 4 heures du matin, ne peut émerger le jour daprès avant 13 heures, se con­damnant le dimanche soir à ne pouvoir sendormir avant minuit, voire une heure…
«Ces décalages affectent non seulement le jeune dans son corps, mais deviennent lune des principales sources de conflit au foyer», observe Michèle Freud, directrice de lécole de sophrologie du Sud-Est qui vient de publier Se réconcilier avec le sommeil(Ed. Albin Michel).

Leffet délétère des écrans

Des décalages qui ont au départ une cause essentiellement physiologique: les cycles circadiens (veille/sommeil) de ladolescent sont perturbés par les poussées hormonales de la puberté. Cela a toujours existé. Mais il y eut un temps où les jeunes insomniaques prenaient lœuvre de Proust pour sapaiser et rentrer dans le sommeil. Aujourdhui, la technologie et les écrans auxquels ils sont tellement connectés viennent en rajouter dans leurs troubles du sommeil. «14 % des enfants dâge scolaire éprouvent des difficultés dendormissement ou se réveillent en cours de nuit, explique Michèle Freud. Discussions interminables au téléphone ou sur Internet, télévision, jeux vidéo sont autant dinteractions qui retardent lheure du coucher et intensifient les décalages dans les phases de sommeil.»
Ainsi, les utilisateurs décrans, le soir, réduisent leur durée de sommeil de 30 à 45 minutes. La lumière vive des tablettes dordinateur dérègle en effet la sécrétion de mélatonine (lhormone du sommeil) et retarde lendormissement. Cest alors comme si une «information contradictoire» était envoyée au cerveau de lado: tu narrives pas à tendormir, alors surfe un peu sur les réseaux sociaux… Mais tu pourras alors encore moins dormir, car la lumière de lécran te met dans un état de veille et dexcitation diurnes.
Les textos des smartphones sont, eux aussi, venus remplacer les histoires qui aident à sendormir. Une enseignante de luniversité de Villanova, en Pennsylvanie, interviewée sur une chaîne locale de CBS, a notamment révélé que les envois répétés de SMS perturbent lendormissement des jeunes utilisateurs… Qui sont même parfois réveillés en pleine nuit par des messages auxquels ils répondent dans un état quasi comateux, entre veille et sommeil!

Un sas de décompression

Comment les aider à retrouver le plaisir de sabandonner au sommeil, à lâcher prise sur tant de sollicitations amicales, ludiques et technologiques? Pour Michèle Freud, loption pédagogique est recommandée. «On expliquera à ladolescent ces effets toxiques de la lumière décran sur lendormissement, suggère-t-elle. Et, surtout, on apprendra à lado à reconnaître ces signes si précieux qui lui indiquent quil a physiologiquement besoin daller se coucher: yeux qui clignent, bâillements, baisse de la température du corps…» «Quil puisse se créer un sas de décompression avant le sommeil est impératif, ajoute Michèle Freud. Changer de tenue, se laver les dents et éteindre son smartphone peuvent devenir ses rituels du soir.» Certains professionnels estiment aussi quécouter la radio peut avantageusement remplacer les médias plus «hard» - car lumineux - dans ce moment dabandon nécessaire.
Enfin, lui apprendre à se reconnecter à ses sensations corporelles avant de dormir savérera profitable. «Les adolescents se prêtent en général bien à ces exercices de focalisation sur leur corps où ils doivent peu à peu prendre conscience de ses différentes parties en remontant des pieds à la tête», affirme la sophro-thérapeute. Et, pour dautres, elle a recours à limagerie qui plonge dans létat sophronique: «Tout ce que vous avez en tête au moment de vous endormir, mettez-le dans un grand sac imaginaire. Voyez-vous portant ce sac sur le pont dun voilier et regardez celui-ci séloigner vers lhorizon, flottant sur une mer bien bleue, sous un ciel dazur…»
Des techniques qui, au fond, ne sont pas si éloignées des belles histoires quon racontait le soir aux enfants.

Le Figaro-Santé

Chez l'adolescent, une nuit réparatrice devrait être de neuf heures un quart.

L'adolescent et le sommeil : des liaisons difficiles
Par Pascale Senk - le 18/10/2013

Les perturbations hormonales intensifiées par les nouvelles technologies privent les ados d'un sommeil réparateur.
«Dormir? Un truc de bébé et de vieux!», «Moi, c'est même pas sommeil…», tels pourraient être les slogans résumant la conception pour le moins arrêtée des 15-18 ans (et souvent plus) en matière de repos et de coucher. Ceux-ci voient l'un et l'autre comme une régression (il faut retourner au lit-cocon de leur enfance), ou une défaite (il faut renoncer à toutes les expériences passionnantes que la vie leur propose). La nécessité de dormir vient donc les déranger dans les deux enjeux essentiels de cette période char­nière qu'ils traversent: cesser d'être un enfant, devenir adulte.
Résultat, cette «danse infernale au­tour du sommeil» que tous les parents d'ados connaissent: incapacité à aller se coucher vers 22 heures, alors que la durée minimum d'une nuit réparatrice à leur âge devrait encore être de neuf heures un quart, réveils quasi impossibles le matin et retards accumulés au lycée ou à la fac, décalage ingérable le week-end quand le jeune sort avec ses copains le soir et, se couchant vers 4 heures du matin, ne peut émerger le jour d'après avant 13 heures, se con­damnant le dimanche soir à ne pouvoir s'endormir avant minuit, voire une heure…
«Ces décalages affectent non seulement le jeune dans son corps, mais deviennent l'une des principales sources de conflit au foyer», observe Michèle Freud, directrice de l'école de sophrologie du Sud-Est qui vient de publier Se réconcilier avec le sommeil(Ed. Albin Michel).

L'effet délétère des écrans

Des décalages qui ont au départ une cause essentiellement physiologique: les cycles circadiens (veille/sommeil) de l'adolescent sont perturbés par les poussées hormonales de la puberté. Cela a toujours existé. Mais il y eut un temps où les jeunes insomniaques prenaient l'œuvre de Proust pour s'apaiser et rentrer dans le sommeil. Aujourd'hui, la technologie et les écrans auxquels ils sont tellement connectés viennent en rajouter dans leurs troubles du sommeil. «14 % des enfants d'âge scolaire éprouvent des difficultés d'endormissement ou se réveillent en cours de nuit, explique Michèle Freud. Discussions interminables au téléphone ou sur Internet, télévision, jeux vidéo sont autant d'interactions qui retardent l'heure du coucher et intensifient les décalages dans les phases de sommeil.»
Ainsi, les utilisateurs d'écrans, le soir, réduisent leur durée de sommeil de 30 à 45 minutes. La lumière vive des tablettes d'ordinateur dérègle en effet la sécrétion de mélatonine (l'hormone du sommeil) et retarde l'endormissement. C'est alors comme si une «information contradictoire» était envoyée au cerveau de l'ado: tu n'arrives pas à t'endormir, alors surfe un peu sur les réseaux sociaux… Mais tu pourras alors encore moins dormir, car la lumière de l'écran te met dans un état de veille et d'excitation diurnes.
Les textos des smartphones sont, eux aussi, venus remplacer les histoires qui aident à s'endormir. Une enseignante de l'université de Villanova, en Pennsylvanie, interviewée sur une chaîne locale de CBS, a notamment révélé que les envois répétés de SMS perturbent l'endormissement des jeunes utilisateurs… Qui sont même parfois réveillés en pleine nuit par des messages auxquels ils répondent dans un état quasi comateux, entre veille et sommeil!

Un sas de décompression

Comment les aider à retrouver le plaisir de s'abandonner au sommeil, à lâcher prise sur tant de sollicitations amicales, ludiques et technologiques? Pour Michèle Freud, l'option pédagogique est recommandée. «On expliquera à l'adolescent ces effets toxiques de la lumière d'écran sur l'endormissement, suggère-t-elle. Et, surtout, on apprendra à l'ado à reconnaître ces signes si précieux qui lui indiquent qu'il a physiologiquement besoin d'aller se coucher: yeux qui clignent, bâillements, baisse de la température du corps…» «Qu'il puisse se créer un sas de décompression avant le sommeil est impératif, ajoute Michèle Freud. Changer de tenue, se laver les dents et éteindre son smartphone peuvent devenir ses rituels du soir.» Certains professionnels estiment aussi qu'écouter la radio peut avantageusement remplacer les médias plus «hard» - car lumineux - dans ce moment d'abandon nécessaire.
Enfin, lui apprendre à se reconnecter à ses sensations corporelles avant de dormir s'avérera profitable. «Les adolescents se prêtent en général bien à ces exercices de focalisation sur leur corps où ils doivent peu à peu prendre conscience de ses différentes parties en remontant des pieds à la tête», affirme la sophro-thérapeute. Et, pour d'autres, elle a recours à l'imagerie qui plonge dans l'état sophronique: «Tout ce que vous avez en tête au moment de vous endormir, mettez-le dans un grand sac imaginaire. Voyez-vous portant ce sac sur le pont d'un voilier et regardez celui-ci s'éloigner vers l'horizon, flottant sur une mer bien bleue, sous un ciel d'azur…»
Des techniques qui, au fond, ne sont pas si éloignées des belles histoires qu'on racontait le soir aux enfants.

Le Figaro-Santé
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17 hours ago

Qui sait si, un jour, nous ne serons pas heureux de retrouver cette liberté denseigner qui, après tout, nest quune des formes de la liberté décrire et de la liberté de penser.

Édouard Herriot 
-Esquisses (1928)-

(📷Crédits : FREDERICK FLORIN / AFP - AFP)

"Qui sait si, un jour, nous ne serons pas heureux de retrouver cette liberté d'enseigner qui, après tout, n'est qu'une des formes de la liberté d'écrire et de la liberté de penser."

Édouard Herriot
-Esquisses (1928)-

(📷Crédits : FREDERICK FLORIN / AFP - AFP)
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18 hours ago

#JeSuisEnseignant #libertedexpression #libertedepenser #libertepedagogique #enseignement #tolerance

#JeSuisEnseignant #libertedexpression #libertedepenser #libertepedagogique #enseignement #tolerance ... See MoreSee Less

2 days ago

Les enseignants plantent les graines de la connaissance 🌱

Les enseignants plantent les graines de la connaissance 🌱 ... See MoreSee Less

2 days ago

« Qui peut enseigner en saignant ? »
Message d’octobre 2019*.

A Samuel...

« Qui peut enseigner en saignant ? »
Message d’octobre 2019*.

A Samuel...« Qui peut enseigner en saignant ? »
Message d’octobre 2019*.
A Samuel.

* J’ai écrit ce message en 2019 après le suicide de Christine Renon, directrice d’école. 🌈
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2 days ago

« Un enfant, un professeur, un livre, un crayon peuvent changer le monde. »

« Un enfant, un professeur, un livre, un crayon peuvent changer le monde. »« Un enfant, un professeur, un livre, un crayon peuvent changer le monde. »

Comme Malala, nous pensons que les enseignants peuvent changer le monde.
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2 days ago

Civix, le Jeugd Parlement Jeunesse et le Parlement bruxellois vous présentent Publiq, le premier concours d'éloquence national de Belgique.

Publiq ne se veut pas exclusif et encourage toutes les formes d'éloquence possibles. La plaidoirie a autant sa place que le slam. Les thèmes du concours sont tous liés au vivre ensemble, au civisme, et aux valeurs de la démocratie. En mélangeant français et néerlandais pendant le concours, les participants ont l'occasion de découvrir d'une nouvelle façon les communautés du pays et de s'exprimer d'une même voix.
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3 days ago

En mémoire de Monsieur Samuel Paty professeur dhistoire-géographie en France. 
Toutes nos pensées vont à sa famille et ses proches.

En mémoire de Monsieur Samuel Paty professeur d'histoire-géographie en France.
Toutes nos pensées vont à sa famille et ses proches.
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3 days ago

Le Phoenix - Cette créature de feu emblématique capable de renaître majestueusement de ses cendres symbolise aussi le pouvoir de la résilience, cette capacité inégalable nous permettant de nous renouveler pour devenir des êtres bien plus forts, bien plus courageux et bien plus lumineux.

Le Phoenix - "Cette créature de feu emblématique capable de renaître majestueusement de ses cendres symbolise aussi le pouvoir de la résilience, cette capacité inégalable nous permettant de nous renouveler pour devenir des êtres bien plus forts, bien plus courageux et bien plus lumineux."“L’homme qui se relève est encore plus fort que celui qui n’est pas tombé.”

– Viktor Frankl –

Carl Gustav Jung nous a expliqué dans son livre intitulé Métamorphoses de l’âme et ses symboles que l’être humain et le Phoenix présentent de nombreuses similitudes. Cette créature de feu emblématique capable de renaître majestueusement de ses cendres symbolise aussi le pouvoir de la résilience, cette capacité inégalable nous permettant de nous renouveler pour devenir des êtres bien plus forts, bien plus courageux et bien plus lumineux.

S’il y a un mythe qui a nourri presque toutes les doctrines, les cultures et les racines légendaires de nos pays, c’est sans doute celle qui fait référence au Phoenix. On dit de lui que ses larmes avaient un pouvoir guérisseur, qu’il présentait une grande résistance physique, qu’il maîtrisait le feu et qu’il se caractérisait par une sagesse infinie. C’était, en essence, un des architectes les plus puissants pour Jung, car dans son feu se trouvait aussi bien la création que la destruction, la vie et la mort…

nospensees.fr/mythe-phoenix-merveilleux-pouvoir-de-resilience/?fbclid=IwAR0hAxPvK1y64nwIJM8Iu8M-B...

Art ; PHOENIX BIRD par Olha Darchuk
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3 days ago

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Lorsqu' on tombe dans le gouffre du Burn-out, on met déjà du temps pour y toucher le fond sans profondeur d'une luminosité sans lueur. Le temps de réflexion est très long et le choix de la résilience donne justement cette force d'entrevoir dans cette noirceur la possibilité de trouver les bonnes solutions. Cette flame du Phoenix m'a donné cette volonté de gravir ce gouffre et durent ce pèlerinage gravitationnel cette créature de feu majestueuse m'apprivoise à connaître mon moi. La force de la résilience de la bienveillance de soi-même et envers les autres êtres donnent une force mutuelle d'aller de l'avant sans avoir honte de regarder en arrière pour se rendre compte du chemin accompli. Lorsque j'ai appris la naissance "La Maison des phénix" en 2018 juste au même moment de mon mal, au nom de cette oiseaux enflammé et porteur de volonté est sans nul doute ce lieu d'apprentissage d'être ensemble. Olivier, un papa heureux d'avoir pris l'initiative d'intégrer ça fille dans un enseignement secondaire général où la mutualité d'apprendre et d'avancer ensemble où la différence est une force et non un défaut.

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